Pour savoir si l’on est carencé en vitamine D, « il faut faire pratiquer des examens biologiques et faire un dosage en vitamine D, indique le Dr Chevallier.

Souvent décrite comme la « vitamine du soleil », la vitamine D se comporte comme une hormone et a de multiples effets sur l’organisme.

Mais c’est quoi au juste, la vitamine D ?

La vitamine D, elle, est liposoluble : l’organisme a ainsi la capacité de stocker la vitamine D synthétisée durant les mois ensoleillés d’été pour constituer des réserves pour l’hiver au niveau du foie, des muscles et du tissu adipeux ».

On veille donc à faire le plein de vitamine D. Or, plus de 90 % de nos besoins en vitamine D sont couverts par l’exposition au soleil.

Lorsque le taux de vitamine D est inférieur à 30 ng/ml, on parle d’insuffisance, et lorsqu’il est inférieur à 15 ng/ml, on parle de déficit modéré à sévère en vitamine D. « C’est lorsque le déficit est très sévère que les signes les plus graves apparaissent, comme le rachitisme chez les enfants par exemple ou chez des adultes complètement dénutris », note le Dr Chevallier.

Mais la vitamine D a bien d’autres vertus.

Selon l’Anses, « la fonction principale de la vitamine D est d’augmenter la capacité d’absorption de l’intestin du calcium et du phosphore ».

Mais il ne faut en aucun cas se lancer dans une supplémentation sauvage en vitamine D, quel que soit son âge ».

Si l’on est en déficit de vitamine D, « une supplémentation doit être prescrite, c’est d’ailleurs fréquemment le cas pour les bébés ainsi que les personnes âgées, indique le médecin nutritionniste.

SUNSHINE Avec l’hiver qui approche, les journées raccourcies et l’ensoleillement en baisse sont des facteurs troublant la synthèse de la vitamine D… Il ne fait pas beau, la nuit tombe à 17h30.

Forcément, difficile de synthétiser suffisamment de vitamine D dans ces conditions-là.

C’est pourquoi une cure de vitamine D « doit toujours se faire sur avis médical, insiste le Dr Laurent Chevallier, et sous la surveillance de son médecin ».

Fayard) Comment savoir si on est en manque de vitamine D ?

Et dans ce joyeux tableau, outre la traditionnelle dépression saisonnière qui s’empare de nombre d’entre nous, les conditions météo moroses soulèvent une autre question trop souvent négligée : quand on sait que s’exposer au soleil est le moyen le plus simple et efficace de faire le plein de vitamine D, comment assurer ses apports nécessaires à l’approche de l’hiver ?

Selon l’Anses, les apports recommandés en vitamine D « sont de 5 µg par jour chez les adultes et les enfants de plus de 3 ans, et de 10 à 15 µg par jour chez la personne âgée ».

Le problème, « c’est que le déficit en vitamine D est directement lié à nos modes de vie : on est beaucoup plus sédentaires, on marche moins, on est moins dehors », constate le Dr Chevallier.

Les chercheurs de l’Université Virginia Commonwealth aux États-Unis ont ainsi démontré que les participants ayant un taux élevé de vitamine D avaient une meilleure santé cardiorespiratoire que les autres.

Les normes de références relatives au taux de vitamine D ont été revues, et depuis, on considère que 75 à 80 % des Français présentent une insuffisance en vitamine D ».

On peut également charger le contenu de son assiette en aliments riches en vitamine D, en misant sur les poissons gras (saumon, harengs, sardines), ou encore les œufs.

« On parle de fatigue, de déprime, de faiblesse musculaire, mais il n’existe pas de symptomatologie spécifique à la carence en vitamine D », indique le Dr Henry Pawyn, dermatologue.

L’un des moyens les plus simples de recharger ses batteries en vitamine D est donc de s’exposer au soleil chaque jour une quinzaine de minutes, le visage et les bras, ça suffit (et pas en plein cagnard, cela va sans dire !).

Mais l’efficacité sera modérée : « l’alimentation ne constitue qu’une faible source d’apport en vitamine D, de 5 à 10 % à peine des besoins », souligne le Dr Chevallier.

« Un bon statut en vitamine D pourrait jouer un rôle protecteur contre certains cancers et certaines maladies auto-immunes », comme le diabète de type 2 ou la sclérose en plaques, complète le Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste en maternité et coauteur de l’ouvrage Alors, on mange quoi?(éd.

S’il ne faut pas basculer dans l’alarmisme, « profiter d’une visite chez le médecin pour un vaccin contre la grippe ou une maladie hivernale peut être l’occasion d’interroger son médecin sur notre taux de vitamine D. C’est le bon moment de l’année pour s’en soucier », conseille le médecin nutritionniste en maternité.

Publié par philippe

Ce billet a été posté le Mar 12 fév 2019 07:19:00 GMT et Publié sous . Vous pouvez suivre la discussion autour de cet article via le flux Atom. ou un trackback depuis votre site.


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