Des scientifiques de l’Institut national de la santé (National Institutes of Health) et des responsables de la santé de la ville de New York ont étudié des tissus cellulaires provenant de 34 personnes décédées des suites de la grippe H1N1. Ils ont eu la surprise de découvrir "un éventail de lésions, aussi bien dans les voies respiratoires supérieures que dans les voies inférieures", a indiqué Jeffery Teubenberger, l’un des auteurs de l’étude parue dans l’édition en ligne de Archives of Pathology and laboratory Medicine.

"Ce type de pathologie des tissus respiratoires est similaire à ce qui avait été observé sur les victimes des pandémies de grippe de 1918 et de 1957", a déclaré Jeffery Taubenberger, virologue à l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

En conclusion : dans 9 cas sur 10, les victimes souffraient de problèmes de santé préalables, comme des maladies cardiaques et respiratoires ou une déficience du système immunitaire, ou bien étaient des femmes enceintes, ce qui avait déjà été observé lors de précédentes pandémies. Mais l’étude met en évidence une nouvelle caractéristique affectant les trois-quarts des victimes: l’obésité.

"L’obésité n’avait pas été identifiée lors des précédentes pandémies, et la nature du lien entre l’obésité et la grippe n’est pas claire", souligne M. Taubenberger.