Le chef du service de cardiologie de l’Hôpital universitaire Erasme (ULB) le Professeur Philippe Van de Borne, a révélé au congrès européen de cardiologie, qui se tient cette semaine à Barcelone, les résultats inédits d’une étude, baptisée Belgica Stroke, d’une intervention originale de santé publique pour les patients souffrant d’hypertension artérielle non contrôlée.

Cette étude (voir ci-dessous) ne révèle pourtant qu’un résultat modeste : le risque d’accident cérébral sur dix ans n’est ainsi réduit que d’environ 10 % après 12 mois de suivi.

 

Pourquoi le spécialiste estime-t-il alors ces résultats encourageants?

 

On ne dépense pas un euro pour un médicament supplémentaire, on ne fait face à aucun effet secondaire nouveau, on ne procède à aucun examen, c’est seulement de l’évaluation. C’est basé sur la bonne volonté du patient.

Développer l’outil est relativement simple et cela coûte à peu près le même prix si on le fait pour 100 ou pour 15.000 patients.

Pour le spécialiste, ce type d’intervention, qui tend assez simplement à faire se rendre compte au patient (et à son médecin) où il se place dans une échelle de risque, possède la vertu des petits gestes qui, multipliés par des milliers de patients, peuvent réduire le risque à l’échelle d’un pays de manière significative.

Les experts de Belgica Stroke aimeraient prolonger le suivi sur 3 ou 5 ans afin de connaître le nombre réel d’accidents vasculaires évités et donc de vies sauvées.

Car le problème dans l’hypertension, c’est que la moitié des patients, très rapidement, ne suivent plus leur traitement correctement.

Avec ce type d’outil, on peut objectiver directement les bénéfices.

 

Souvent, les campagnes de prévention sont faites un peu dans le vide, sans qu’on en connaisse les bénéfices réels.

Mais n’y aurait-il pas avantage à parler de mois et d’années gagnés sur la mort que de réduction de risque, ce qui peut paraître abstrait au patient?

Des abaques existent pour traduire ce bénéfice en temps de vie.

Cela pourrait motiver davantage de gens qui n’obtiennent pas la réduction d’hypertension souhaitée à modifier davantage de leur style de vie et à respecter leur traitement.

Les médicaments ne peuvent remplacer une alimentation saine, la présence de fibres et de végétaux ou la limitation de la graisse animale.

Car ces facteurs de risque alimentaire créent l’excès de cholestérol et la résistance glucidique qui mènent à terme au diabète.

Ce sont évidemment des contraintes diététiques difficiles à suivre à long terme dans la vie de tous les jours.

Réduire le risque d’accident cérébral sur dix ans d’environ 10 % après 12 mois de suivi, c’est toujours bon à prendre, surtout quand cela ne coûte rien !

 

Belgica Stroke fait passer le risque de mortalité d’élevé à modéré

 

Belgica Stroke est la première étude scientifique dans notre pays sur l’utilisation d’un outil d’évaluation du risque cardiovasculaire à partager entre médecins généralistes et patients.

Huit cent septante-sept médecins ont ainsi utilisé avec leurs patients un outil informatique simple pour évaluer, lors des visites normales, les scores de Framingham et Score.

Le premier donne le risque de maladie ou de décès par cause cardiovasculaire dans les dix ans, le second uniquement de mortalité.

Leurs échelles sont différentes, mais ils intègrent tous les deux des données objectives comme l’âge, le genre, la pression sanguine et le fait de fumer.

Framingham y ajoute le passé cardiovasculaire, l’existence d’un diabète, une fibrillation atriale (perturbation du rythme dans l’oreillette cardiaque) et l’hypertrophie du ventricule gauche.

Le diagnostic et le traitement ne sont pas modifiés…

 

L’effet est modeste : en un an et quatre visites, les 8.767 patients enrôlés ont fait passer leur score de Framingham de 19,2 à 17,4.

Dans la sous-population de patients qui a déjà déclaré une maladie cardiaque coronaire, on a également comparé l’effet différent de 4 ou 8 visites et on a prolongé le suivi sur 2,5 ans au lieu d’un an.

Le score de Framingham, donc le risque de faire un accident vasculaire cérébral dans les dix ans, passe de 30,6 à 27,3 %, soit un peu moins d’un sur trois.

La pression systolique (la plus haute), passe de 152 à 134 mm, la diastolique de 86 à 77.

Quant aux triglycérides et le LDL («mauvais cholestérol»), ils évoluent paresseusement : de 198 à 188 et de 116 à 106.

On sait que près de la moitié des patients hypertendus ne suivent plus leur traitement de manière adéquate après six mois, parce que l’hypertension est une maladie silencieuse, explique le docteur Anne Fieuw, responsable du département médical de MSD, qui a commandité l’étude.

Comme dans toutes les maladies chroniques silencieuses, la compliance (le respect du traitement) est problématique, aussi suivre un plan alimentaire non contraignant, grâce auquel on n’a pas faim, qui permet de manger de tout est un garant important de la pérennité du suivi sur une longue période d’une alimentation plus équilibrée qui permet déjà une réduction de 10% du risque cardiovasculaire.

Pour apprendre à équilibrer votre alimentation, inscrivez-vous gratuitement à Doxys, votre coach en ligne !

 

 

Publié par philippe


Trouver son équilibre.

Comment manger sainement? Tout le monde sait que manger des fruits et légumes est bon pour la santé, mais s’en nourrir exclusivement semble déjà moins appétissant. Manger sainement est beaucoup plus que consommer des produits alimentaires. De temps en temps, manger quelque chose de nutritionnellement "incorrect" n’est pas non plus une catastrophe. Le plus important n’est pas le produit en soit mais nos habitudes alimentaires. Trouver un équilibre entre ses habitudes alimentaires et le plaisir gustatif,  c’est la clef du manger sainement!

Des besoins différents

Nos besoins alimentaires, donc nos obligations en calories et substances alimentaires, sont différentes suivant les individus. Tout le monde peut comprendre que de nombreux facteurs doivent être pris en compte. Un travail sédentaire ou physique, une activité sportive, l’âge, le sexe et le lieu d’habitation sont autant d’éléments qui influencent nos besoins alimentaires.

Le programme Doxys tient compte de ces différents paramètres quand il calcule votre programme. Malgré tout, le seuil moyen pour couvrir notre demande en énergie, est d’environ 2000 calories par jour.

Mangez-vous équilibré?

Il n’est pas difficile de constater si l’on mange équilibré ou non. Les informations ci-après vous aideront à le savoir :

  • Mangez varié ! Chaque jour, votre assiette doit contenir des aliments différents. Non seulement c’est agréable et appétissant de varier son alimentation, mais c’est beaucoup mieux pour la santé.
  • Choisissez des produits complets comme le pain, le riz, les pates mais également les céréales. Un aliment complet est bourré de vitamines et de fibres et nous donnent la sensation d’être rassasié tout en aidant au bon fonctionnement de nos intestins.
  • Mangez chaque jour au minimum 200 g de légumes et 2 fruits. Riches en fibres, en minéraux et en vitamines, ils protègent notre corps.
  • Utilisez des bonnes graisses dans la cuisine (liquide) et sur les tartines (margarine).
  • Et…. ne mangez pas trop !
  • Le plus : soyez bien dans votre corps et votre tête.

Plus jamais un snack ?

Faut-il pour autant bannir les chips, bonbons ou pralines? Bien sur que non. Le plaisir est aussi à prendre en compte, à planifier. Si vous allez à un anniversaire le soir, évitez de trop manger pendant la journée. Si vous sortez dîner avec des amis, déjeuner très légèrement et prenez un encas vers 16h. S’il vous arrive de trop manger pendant une journée, mangez moins le jour suivant et bougez un peu plus pour éliminer cet écart. Ainsi votre alimentation restera équilibrée.

Quelques astuces pour manger équilibré

  • Ne jamais sauter le petit déjeuner. Si vous n’avez pas d’appétit le matin, prendrez votre tartine un peu après le petit-déjeuner.
  • Un petit creux avant le déjeuner? Pour l’évitez, prenez un encas vers 10h.
  • Prenez également des fruits et des légumes au cours de votre déjeuner, comme la salade ou un jus composé de légumes et de fruits (smoothie).
  • Utilisez le déjeuner comme moment réservé aux légumes: des tomates-cerise, des lamelles de poivron, ou carottes râpées sur un sandwich ou en salade… ainsi, vous verrez qu’il est facile d’en consommer 200 g par jour!
  • Trop de choses à faire, pas assez de temps pour cuisiner? Il existe de nombreux plats préparés, bons pour votre ligne comme les plats de Diet in the Box. Couplé ce plat avec une salade mixte et vous obtiendrez un repas équilibré.
  • Pas de légumes frais dans le frigo? Les légumes congelés (non préparés) sont aussi bons.
  • Difficile de manger 200g de légumes par jour? Pourquoi ne pas en faire des soupes ou des sauces pour les pâtes?
  • Mangez également des produits complets (pain, riz, pâtes) qui contiennent plus de fibres et donc ont le pouvoir de vous rassasier plus longtemps.  Ils vous éviteront le grignotage.
  • Utilisez-vous toujours des huiles pour cuisiner? Pensez aussi aux margarines liquides qui contiennent des vitamines A et D.

Publié par pierre


Une enquête récente montre que 47% des Belges pensent qu’un régime sans matière grasse suffit pour manger sainement.  Beaucoup ont entendu parler des graisses saturées, non-saturées, des oméga-3 et oméga-6, mais peu savent ce que cela veut dire, à quoi elles servent et où l’on peut les trouver.

C’est une grande erreur de penser que ne pas consommer de graisses est bon pour la santé.  C’est une idée fausse que de nombreux "régimes" véhiculent.  Notre corps a besoin des graisses (on recommande que 35% des calories consommées proviennent des graisses) pour des usages divers : comme isolation, comme protection des organes, pour créer des hormones, pour éviter les rides également.  On parle dans ce cas de graisses essentielles, dont le corps a besoin et qu’il ne peut pas produire lui-même. Mais toutes les graisses ne sont pas bonnes !

Toutes les graisses almentaires contiennent des graisses saturées et insaturées, et l’acide gras qui domine détermine si l’on parle de ‘bonne" ou de "mauvaise" graisse.  Les graisses saturées et les acides gras "trans" ne sont pas recommandées dans un régime alimentaire sain.  On peut facilement les reconnaître car ils ont une forme solide à température ambiante (beurre, lard,…).  Les bonnes graisses sont liquides ou étalable même à température du frigo.  Ils ont des effets bénéfiques sur la santé, en réduisant par exemple l’accumulation de cholestérol et les risques de maladies cardio-vasculaires.

Lss acides gras essentiels peuvent être trouvés dans les huiles végétales comme l’huile de tournesol, de colza ou de lin, et bien entendu dans leurs dérivés (mayonnaises, dressings).  Les autres sources d’acides gras essentiels sont les poissons gras (saumon, hareng, maquereaux) et les noix et graines.

Le beurre est en général trop utilisé chez nous : il contient trop d’acides gras saturés, préférez-lui la margarine.  Attention aussi que beaucoup de graisses saturées sont cachées dans les aliments que l’on consomme chaque jour : les biscuits, charcuteries, fromages, chips, plats préparés,… mais aussi les viandes.  Evitez donc les cuissons avec de la matière grasse, et pensez à préparer vos aliments au four, au micro-onde, à la vapeur ou en papillotte, bien meilleurs pour perdre du poids.

Si vous cherchez des propositions de menus équilibrés, inscrivez-vous rapidement à Doxys, votre coach diététique en ligne, pour perdre du poids rapidement et sainement.

Publié par suzanne




Top