Etes-vous vraiment certain que vous devez perdre ou gagner du poids ?

 

Pour savoir si vous êtes à votre poids de forme : calculez votre indice de masse corporelle.

L’indice de masse corporelle (IMC) est une mesure qui est utilisée afin d’évaluer la relation qui existe entre le poids et la santé. Il permet de préciser la corpulence d’une personne et le cas échéant, de mettre en évidence une obésité ou une maigreur et d’en préciser l’importance. L’IMC ne doit cependant pas être utilisé comme seule mesure de la composition corporelle ou de la condition physique.

Bien que l’IMC fournisse des points de repère indicatifs des niveaux de poids sains chez les adultes de plus de 18 ans, il ne peux être appliqué aux nourrissons, aux enfants, aux femmes enceintes ou qui allaitent, aux personnes gravement malades, aux athlètes, ni aux adultes de plus de 65 ans.

L’indice de masse corporel (BMI – Body Mass Index) est un index internationalement reconnu  qui établi le rapport entre le poids et la taille.

Il est calculé de la manière suivante : B.M.I. = poids corporel / ( taille x taille)

  •  Zone verte : si votre BMI est compris entre 18 et  24,9  vous avez un poids sain
  • Zone jaune : si votre BMI est compris entre 25 et 26,9 vous avez tendance à l’excès de poids. Votre poids peut vous occasionner quelques ennuis de santé. Essayez de perdre du poids et d’atteindre la zone verte.
  • Zone orange : si votre BMI est compris entre 27 et 29.9 vous avez un excès de poids important. Il est plus que conseillé de perdre du poids car votre risque d’avoir des problèmes de santé est nettement augmenté
  • Zone rouge : si votre BMI est compris entre 30 et au-delà, vous êtes obèse. Il est indispensable de maigrir car vous avez des risques de morbidité et de mortalité importants.

  

La notion de poids idéal est dépassée, on parle maintenant de poids santé

Il y a quelques décennies, on disait : peut importe que l’on aie 18 ou 65 ans, a un poids bien précis devait correspondre une taille et une ossature bien définie. On a  longtemps parlé de poids idéal. Aujourd’hui, nous prenons plutôt en considération le concept de poids santé. Ce terme laisse entrevoir la réalité de notre vie quotidienne. Il prend en considération notre état de santé et donc aussi bien notre forme physique que notre état psychique.

Le poids santé se définirait comme une zone de poids où nous nous sentons bien à la fois dans notre corps et dans notre l’esprit.

  

Les facteurs à prendre en considération pour définir le poids santé

Comment savoir si vous êtes à votre poids santé ? Il faut prendre en considération l’importance de votre ossature, votre pourcentage de graisse corporelle ainsi que votre développement musculaire. Il est donc faux de croire qu’à taille égale, tous les individus doivent avoir le même poids ! Le surpoids accroît notamment les risques d’hypertension, de diabète et de troubles cardiovasculaires - l’insuffisance de tissus adipeux (la graisse sous cutanée) présente certains inconvénients également.

Certaines personnes sont obsédées par leur poids - dit « idéal » et sont catastrophées à chaque fois qu’elles prennent un kilo. Cependant il ne faut pas perdre de vue qu’une  même masse corporelle peut être constituée d’une multitude de combinaisons d’os, de muscles, d’eau et de graisse différentes. De plus, ce qui représente le plus grand risque pour la santé ce n’est pas le poids mais la répartition de la graisse corporelle. Les chercheurs ont d’ailleurs bien établi une corrélation entre l’excès de graisse au niveau de la taille (le plus souvent chez l’homme) et l’hypertension ou les maladies cardiovasculaires.

 

 Le sous poids est aussi dangereux que le surpoids

Les personnes ayant trop graisse ou trop maigres sont toutes deux exposées à des problèmes de santé. Atteindre son poids santé constitue donc une vraie stratégie gagnante et est la forme de médecine préventive quotidienne la plus simple à appliquer quotidiennement. Il faut en effet souligner et insister sur le fait qu’il est aussi dangereux de se situer en sous poids qu’en surpoids. N’oublions pas que comme l’obésité, les pertes de poids drastiques ainsi que la maigreur excessive peuvent occasionner de graves problèmes de santé. Ne prenez pas de risque avec elle. C’est votre bien le plus précieux (avec votre famille) !

Nul besoin de faire des efforts importants, les deux manières les plus simples et les plus efficaces pour atteindre ou se maintenir dans cette zone de poids santé sont :  manger sainement et avoir une activité physique régulière. Visez votre poids santé, ce n’est pas si difficile ! Il suffit de s’y mettre. C’est le premier pas qui compte. Manger mal ou bien prend le même temps !

 

Publié par philippe


Une étude américaine montre que l’épidémie d’obésité a modifié la relation entre la taille et le BMI.

Au cours des quarante dernières années, les gens se sont mis à manger plus souvent en dehors de chez eux, la disponibilité alimentaire a augmenté, tout comme la possibilité de commander des portions extra-larges, et le poids général s’est accentué.

Comme les personnes de petite taille ont besoin de moins de calories que les plus grandes pour maintenir leur poids, des chercheurs américains, Deborah Cohen et Roland Sturm, ont voulu déterminer si le rapport BMI / taille avait évolué au cours du temps.

Pour ce faire, ils ont recueilli les données concernant 3581 femmes non enceintes et 3091 hommes, examinés lors de la National Health Examination Survey entre 1959-1962 et celles de 4651 femmes non enceintes et 4691 hommes examinés pour cette même étude entre 2001-2004.

Leurs résultats montrent que dans le passé, les Américains les plus petits avaient des BMI significativement plus élevés que les personnes plus grandes.

Pour les auteurs, cette étude prouve que l’épidémie d’obésité a modifié la relation entre la taille et le BMI.

Ils ne se prononcent pas en faveur d’une explication précise.

Une des hypothèses avancées est que les changements nutritionnels ont pu faire disparaître les contraintes qui pèsent sur le gain de poids chez les personnes de grande taille, mais qui existent dans un environnement où les calories sont plus restreintes.

Ces résultats ont paru dans l’American Journal of Clinical Nutrition (2008;87(2):445-8).
 

Publié par philippe

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