Le Réductil (Sibutramine) médicament contre l’obésité est retiré de la vente en Belgique

 

L’Agence européenne des médicaments, l’EMEA, a recommandé jeudi la suspension des autorisations de marché des médicaments anti-obésité contenant de la sibutramine en Europe, jugeant que leur danger est supérieur aux bienfaits qu’ils apportent.

Pour sa part l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), dans l’attente d’une décision européenne de suspension de la sibutramine, annonce jeudi avoir recommandé de ne plus prescrire ce médicament.

En France, le nombre de patients traités par ce médicament est estimé à 5.500 en 2009, selon l’agence qui a enregistré un décès l’impliquant.

Depuis sa commercialisation, en juin 2001, une soixantaine de signalements d’effets indésirables impliquant ce médicament ont été rapportés à l’Afssaps.

 

Les résultats d’une étude à long terme montrent une augmentation du risque de complications cardiovasculaires et une efficacité modeste chez les patients traités par la sibutramine, commercialisée sous le nom de Sibutral.

Le Reductil, un médicament contre la prise de poids acheté par des milliers de personnes chaque semaine, est retiré du marché depuis vendredi, annonce l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS).

A la demande de l’AFMPS, la firme Abbott a retiré du marché belge le Reductil pour des raisons de sécurité, à la suite d’une recommandation de l’Agence européenne des médicaments (EMA).

Le Reductil est le seul médicament contenant de la sibutramine commercialisé en Belgique.

 

Publié par philippe


Le chef du service de cardiologie de l’Hôpital universitaire Erasme (ULB) le Professeur Philippe Van de Borne, a révélé au congrès européen de cardiologie, qui se tient cette semaine à Barcelone, les résultats inédits d’une étude, baptisée Belgica Stroke, d’une intervention originale de santé publique pour les patients souffrant d’hypertension artérielle non contrôlée.

Cette étude (voir ci-dessous) ne révèle pourtant qu’un résultat modeste : le risque d’accident cérébral sur dix ans n’est ainsi réduit que d’environ 10 % après 12 mois de suivi.

 

Pourquoi le spécialiste estime-t-il alors ces résultats encourageants?

 

On ne dépense pas un euro pour un médicament supplémentaire, on ne fait face à aucun effet secondaire nouveau, on ne procède à aucun examen, c’est seulement de l’évaluation. C’est basé sur la bonne volonté du patient.

Développer l’outil est relativement simple et cela coûte à peu près le même prix si on le fait pour 100 ou pour 15.000 patients.

Pour le spécialiste, ce type d’intervention, qui tend assez simplement à faire se rendre compte au patient (et à son médecin) où il se place dans une échelle de risque, possède la vertu des petits gestes qui, multipliés par des milliers de patients, peuvent réduire le risque à l’échelle d’un pays de manière significative.

Les experts de Belgica Stroke aimeraient prolonger le suivi sur 3 ou 5 ans afin de connaître le nombre réel d’accidents vasculaires évités et donc de vies sauvées.

Car le problème dans l’hypertension, c’est que la moitié des patients, très rapidement, ne suivent plus leur traitement correctement.

Avec ce type d’outil, on peut objectiver directement les bénéfices.

 

Souvent, les campagnes de prévention sont faites un peu dans le vide, sans qu’on en connaisse les bénéfices réels.

Mais n’y aurait-il pas avantage à parler de mois et d’années gagnés sur la mort que de réduction de risque, ce qui peut paraître abstrait au patient?

Des abaques existent pour traduire ce bénéfice en temps de vie.

Cela pourrait motiver davantage de gens qui n’obtiennent pas la réduction d’hypertension souhaitée à modifier davantage de leur style de vie et à respecter leur traitement.

Les médicaments ne peuvent remplacer une alimentation saine, la présence de fibres et de végétaux ou la limitation de la graisse animale.

Car ces facteurs de risque alimentaire créent l’excès de cholestérol et la résistance glucidique qui mènent à terme au diabète.

Ce sont évidemment des contraintes diététiques difficiles à suivre à long terme dans la vie de tous les jours.

Réduire le risque d’accident cérébral sur dix ans d’environ 10 % après 12 mois de suivi, c’est toujours bon à prendre, surtout quand cela ne coûte rien !

 

Belgica Stroke fait passer le risque de mortalité d’élevé à modéré

 

Belgica Stroke est la première étude scientifique dans notre pays sur l’utilisation d’un outil d’évaluation du risque cardiovasculaire à partager entre médecins généralistes et patients.

Huit cent septante-sept médecins ont ainsi utilisé avec leurs patients un outil informatique simple pour évaluer, lors des visites normales, les scores de Framingham et Score.

Le premier donne le risque de maladie ou de décès par cause cardiovasculaire dans les dix ans, le second uniquement de mortalité.

Leurs échelles sont différentes, mais ils intègrent tous les deux des données objectives comme l’âge, le genre, la pression sanguine et le fait de fumer.

Framingham y ajoute le passé cardiovasculaire, l’existence d’un diabète, une fibrillation atriale (perturbation du rythme dans l’oreillette cardiaque) et l’hypertrophie du ventricule gauche.

Le diagnostic et le traitement ne sont pas modifiés…

 

L’effet est modeste : en un an et quatre visites, les 8.767 patients enrôlés ont fait passer leur score de Framingham de 19,2 à 17,4.

Dans la sous-population de patients qui a déjà déclaré une maladie cardiaque coronaire, on a également comparé l’effet différent de 4 ou 8 visites et on a prolongé le suivi sur 2,5 ans au lieu d’un an.

Le score de Framingham, donc le risque de faire un accident vasculaire cérébral dans les dix ans, passe de 30,6 à 27,3 %, soit un peu moins d’un sur trois.

La pression systolique (la plus haute), passe de 152 à 134 mm, la diastolique de 86 à 77.

Quant aux triglycérides et le LDL («mauvais cholestérol»), ils évoluent paresseusement : de 198 à 188 et de 116 à 106.

On sait que près de la moitié des patients hypertendus ne suivent plus leur traitement de manière adéquate après six mois, parce que l’hypertension est une maladie silencieuse, explique le docteur Anne Fieuw, responsable du département médical de MSD, qui a commandité l’étude.

Comme dans toutes les maladies chroniques silencieuses, la compliance (le respect du traitement) est problématique, aussi suivre un plan alimentaire non contraignant, grâce auquel on n’a pas faim, qui permet de manger de tout est un garant important de la pérennité du suivi sur une longue période d’une alimentation plus équilibrée qui permet déjà une réduction de 10% du risque cardiovasculaire.

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Publié par philippe




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