une commission de 37 scientifiques a tenté d’y répondre en tentant d’élaborant ce régime idéal

 

« Un régime alimentaire malsain représente un risque plus élevé de morbidité et de mortalité prématurée que toutes ces causes réunies, répond Fabrice DeClerck, agronome, directeur de recherche à la fondation EAT, une plateforme scientifique qui planche sur la transformation du système alimentaire mondial.
 
Le rapport égrène également toute une liste de défis pour l’agriculture de demain : réduire d’au moins 75 % des écarts de rendements sur les terres cultivées actuelles - « en Afrique et en Asie notamment », précise Fabrice DeClerck-, une amélioration radicale de l’efficacité de l’utilisation des engrais et de l’eau, l’amélioration de la biodiversité dans les régimes agricoles ou encore de considérables réductions des pertes alimentaires dans la production et des déchets alimentaires dans la consommation.
 
Alors quel serait le régime alimentaire idéal pour l’homme ?
 
Pendant trois ans, une commission de 37 scientifiques a tenté d’y répondre en élaborant ce régime idéal… Quelle est la première cause de mortalité prématurée dans le monde ?
Une interprétation et une adaptation locale de ce régime alimentaire universel est possible et surtout nécessaire, précise la commission Eat-Lancet.
Des experts dans la santé publique, l’agriculture, les sciences politiques, ou la durabilité environnementale.
Tout l’enjeu aujourd’hui est de pouvoir augmenter la production agricole, puisque notre population augmente, sans convertir de nouvelles terres agricoles, tant pour préserver la biodiversité que pour préserver la capacité de la planète à capter le CO2 via ses forêts par exemple.
 
Celui qui le maintiendrait en bonne santé, tout en étant soutenable écologiquement et tout en nourrissant près de dix milliards de personnes à l’horizon 2050.
ETUDE Cette question épineuse est sans doute l’un des grands défis du 21e siècle.
 
"Si on peut aisément voir les bienfaits sur la santé d’un tel régime, il permettrait aussi de réduire les impacts environnementaux de notre production alimentaire, assure la commission Lancet-EAT".
 De l’autre côté du problème, « la production alimentaire mondiale contribue à hauteur de 20 à 30 % de nos émissions de gaz à effet de serre et est une des premières causes de perte de biodiversité, via la destruction des habitats», poursuit le scientifique.
 
Ce n’est pas la première fois qu’une étude se penche sur le futur de notre système alimentaire mondial. C’est flagrant pour la consommation de viande.
 
« Elle reste bien trop importante aux Etats-Unis et en Europe et grimpe en flèche en Chine ou en Inde », regrette Fabrice DeClerk.
Ces impératifs mis bout à bout, vous obtenez l’une des équations les plus complexes et les plus urgentes à résoudre de notre 21e siècle.
« Mais nous partions du constat qu’il y avait peu d’interactions entre la communauté des scientifiques spécialistes de santé publique et celle des agronomes et experts agricoles, indique Fabrice DeClerk.
Le tabac, l’alcool, les drogues, les rapports sexuels non protégés ?
« Une chose est sûre, conclut Fabrice DeClerck, si la consommation mondiale de viandes suit la même trajectoire qu’aux Etats-Unis ou en Europe, nous irons tout droit dans le mur… »
 
Le rapport ne dit pas que la population mondiale devrait manger exactement le même ensemble d’aliments.
Pour les viandes rouges par exemple, le régime de référence est ainsi de 100 grammes par semaine.
"Il ressort alors du rapport de cette commission Lancet-Eat un régime alimentaire de référence.
Il n’y a pas de solutions miracles à ces défis, rappellent ces 37 scientifiques.
L’agronome pointe aussi la surconsommation de graines complètes dans les pays développés.
« Un travail acharné, une volonté politique et des investissements suffisants seront nécessaires », précise le rapport.
 

Publié par philippe




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