Dans notre article du 14 avril dernier nous vous signalions que le laboratoire Servier avait été assigné par une femme qui voulait maigrir. Elle avait pris un coupe-faim pendant plusieurs années destiné aux diabétiques, avant d’avoir des répercussions au niveau cardiaque. Le médicament - le Médiator - avait été suspendu depuis novembre dernier. 

  

Cette estimation ressort d’une étude confidentielle de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), selon le quotidien.
 
Dans un point de de vue paru dans Le Monde fin août le député (PS) Gérard Bapt, rapporteur spécial de la mission santé pour la Commission des finances avançait une estimation équivalente.
 
Commercialisé notamment comme antidiabétique depuis 1976 en France par le groupe Servier sous l’appellation de Médiator, le benfluorex fait partie de la famille des fenfluramines, à effet "coupe faim".
 
"Il aura fallu l’obstination d’un praticien hospitalier, le docteur Irène Frachon, et des équipes du CHU de Brest, pour que la responsabilité du Médiator dans la survenue de cas d’HTAP et de valvulopathies soit enfin reconnue (Médiator 150, sous titre censuré, éditions dialogues)", notait le député.
 
"Leurs travaux seront appuyés in fine par une étude de la Caisse nationale d’assurance maladie révélant, sur sa base de données et une cohorte d’un million de diabétiques, que le risque de chirurgie valvulaire est multiplié près de quatre fois pour les patients exposés au Médiator".
 
"Une étude universitaire évalue entre 500 et 1.000 le nombre de décès en relation directe avec le Médiator", écrivait encore Gérard Bapt.
 
Le Figaro souligne que les médecins de la Cnam ont passé à la loupe le devenir médical des patients ayant pris du Mediator pour évaluer le nombre d’hospitalisations et de morts potentiellement liés à ce médicament.
 
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Publié par philippe


L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) rappelle dans un communiqué publié le 18 décembre l’importance de respecter les indications du médicament anti-obésité Sibutral. Elle alerte également sur le risque de se procurer des médicaments pouvant contenir de la sibutramine, molécule composante du Sibutral sur internet.

La sibutramine (Abbot 1997, commercialisé sous le nom de Meridia® aux États-Unis et au Canada, sous le nom de Reductil® en Europe, sous le nom de Sibutral® en France) est un anorexigène qui entraîne une diminution de l’appétit.

L’agence européenne des médicaments (EMA) prépare une évaluation de Sibutral, prévue pour janvier 2010.

La durée du traitement du Sibutral ne doit pas dépasser un an. Ce médicament ne doit pas être prescrit aux patients présentant des antécédents cardiovasculaires, ni aux patients souffrant d’hypertension artérielle insuffisamment contrôlée.

La pression artérielle et la fréquence cardiaque doivent être régulièrement surveillées pendant le traitement.

En 2002, le laboratoire commercialisant ce médicament avait réalisé une étude portant sur l’impact de la sibutramine chez les personnes ayant des facteurs de risques cardiovasculaires. Depuis cette date, en France, ce médicament ne peut être prescrit que par des spécialistes ou des services spécialisés en endocrinologie, maladies métaboliques et cardiologie.

Sibutral s’inscrit dans le cadre d’un programme visant à contrôler le poids des patients obèses, dont l’indice de masse corporelle est supérieur à 30.

Elle permet de diminuer seulement de 5 % le poids des patients obèses. Cependant elle a  nombreux effets secondaires : insomnie, constipation, sécheresse de la bouche, céphalées, tachycardie, palpitations, hypertension artérielle.

Des décès sont survenus tant en Europe qu’aux États-Unis d’Amérique à la suite de l’absorption de ce produit proposé dans des traitements, sans surveillance cardio-vasculaire, induisant la suspension de l’autorisation de mise sur le marché en Italie en 2002

 

Publié par philippe




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