Une étude australienne publiée ce jeudi par The BMJ remet cette croyance populaire en question en prévenant que les gens qui déjeunent consomment ensuite plus de calories pendant la journée.

«La gestion de la faim est très variable d’un individu à l’autre, et même pour un même individu d’une journée à l’autre, d’un moment de la journée à l’autre, dit Mme Morin.

Les chercheurs admettent toutefois que leur étude ne règle pas le débat une fois pour toutes.

«Déjeuner ou ne pas déjeuner, c’est un phénomène complexe quand on regarde le déjeuner par rapport à la gestion du poids et mieux vaut suivre nos propres sensations de satiété.» 

De plus, poursuivent les auteurs de la recherche, le fait de sauter le premier repas du jour n’est pas ensuite responsable d’une faim plus intense.

• Un Américain sur cinq pense être allergique à un aliment «On ne peut pas répondre à cette question-là, déjeuner ou ne pas déjeuner, de façon très claire, oui, non, il y a une grosse zone grise, réagit la professeure Pascale Morin, une spécialiste de la nutrition à la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.

Les chercheurs n’ont toutefois décelé aucune différence importante concernant le métabolisme de ceux qui déjeunent ou ne déjeunent pas.

De plus, contrairement à la croyance populaire, le fait de ne pas avoir déjeuné ne provoquait pas une faim plus intense pendant l’après-midi et n’influençait pas les dépenses d’énergie.

Ils ont constaté que les gens qui prenaient le petit-déjeuner consommaient, en moyenne, 260 calories de plus par jour que les autres.

Ceux qui ne déjeunaient pas pesaient 0,44 kilo de moins.

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La gestion du poids, c’est un concept qui est très complexe.» Les scientifiques australiens ont épluché 13 études réalisées sur la question depuis 28 ans, principalement aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Publié par philippe




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