Beaucoup de stratégies existent pour maigrir. De nombreuses études tentent d’apporter une réponse définitive à la question. Une question que beaucoup de personnes se posent est de savoir s’il vaut-il mieux, pour maigrir, réduire considérablement l’apport en aliments riches en graisses ou augmenter sa quantité de fruits et légumes consommée journellement ?

Une étude québécoise récente semble démontrer qu’à court terme, consommer moins de graisses serait plus efficace en terme de perte de poids et donc d’amaigrissement net, mais qu’à long terme, privilégier les fruits et légumes pourrait donner de meilleurs résultats. 

L’étude a été menée auprès de 68 femmes en âge de ménopause et qui étaient en excès de poids.

Un premier groupe de 33 femmes devait diminuer sa consommation d’aliments à haute teneur en graisses, tels que fritures, les sucreries ou les pâtisseries. Un second groupe, formé de 35 femmes, devait consommer davantage de fruits et légumes.

« Il n’y a rien dans les fruits et légumes qui favorisent la perte de poids, précise Annie Lapointe, coordonnatrice du projet de recherche et candidate au doctorat à l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF) de l’Université Laval. Seulement, on s’est dit qu’en en mangeant plus, les femmes réduiraient probablement leur consommation d’autres aliments, notamment ceux à haute densité calorique. »

Le projet a duré 6 mois, au cours desquels les femmes ont eu droit à 3 cours de groupe sur la cuisine et l’alimentation, et 10 entretiens en privé avec une diététicienne.

 

Quels ont été les résultats ?

Les femmes qui avaient essayé de réduire leur consommation de graisses ont perdu 3,5 kg en moyenne. Celles qui avaient augmenté leur consommation de fruits et légumes n’ont perdu que 1,6 kg. Il semblerait donc en première analyse que diminuer les graisses semble donc la solution à privilégier pour réduire sa masse graisseuse et son tour de taille.

Cependant attention aux conclusions hâtives car selon Annie Lapointe l’arbre peut cacher la forêt !

« J’ai revu les femmes 6 mois, puis 12 mois après la fin du projet, explique Annie Lapointe. Il n’y avait plus de différence significative entre les 2 groupes. Autrement dit, les femmes qui avaient tenté de réduire leur apport en gras avaient repris un peu plus de poids que celles qui avaient augmenté leur consommation de fruits et légumes. » Cette conclusion tombe sous le sens, croit la chercheuse, car les mesures restrictives sont souvent difficiles à maintenir.

Il semble donc après analyse plus approfondie des résultats qu’il n’y ait pas de recette miracle pour maigrir ou perdre du poids. « L’idéal, c’est de combiner les 2 approches », dit Annie Lapointe. Si on mange plus de fruits et légumes, on aura normalement moins faim et il sera alors plus facile de réduire sa consommation d’aliments gras, soutient-elle.

Rappelons que mincir est plutôt une stratégie à court terme, mais que maigrir réellement et perdre du poids demande une stratégie sur le long terme bien réfléchie et planifiée.

DOXYS coach diététique en ligne est là pour vous aider à planifier et à mener à bien votre stratégie minceur en vous stimulant au jour le jour dans votre perte de poids, amincissement ou amaigrissement à court et long terme de manière corriger vos erreurs alimentaires et à vous réapprendre à manger sainement sur un long terme. 

 

 


Publié par philippe


Une étude américaine montre que l’épidémie d’obésité a modifié la relation entre la taille et le BMI.

Au cours des quarante dernières années, les gens se sont mis à manger plus souvent en dehors de chez eux, la disponibilité alimentaire a augmenté, tout comme la possibilité de commander des portions extra-larges, et le poids général s’est accentué.

Comme les personnes de petite taille ont besoin de moins de calories que les plus grandes pour maintenir leur poids, des chercheurs américains, Deborah Cohen et Roland Sturm, ont voulu déterminer si le rapport BMI / taille avait évolué au cours du temps.

Pour ce faire, ils ont recueilli les données concernant 3581 femmes non enceintes et 3091 hommes, examinés lors de la National Health Examination Survey entre 1959-1962 et celles de 4651 femmes non enceintes et 4691 hommes examinés pour cette même étude entre 2001-2004.

Leurs résultats montrent que dans le passé, les Américains les plus petits avaient des BMI significativement plus élevés que les personnes plus grandes.

Pour les auteurs, cette étude prouve que l’épidémie d’obésité a modifié la relation entre la taille et le BMI.

Ils ne se prononcent pas en faveur d’une explication précise.

Une des hypothèses avancées est que les changements nutritionnels ont pu faire disparaître les contraintes qui pèsent sur le gain de poids chez les personnes de grande taille, mais qui existent dans un environnement où les calories sont plus restreintes.

Ces résultats ont paru dans l’American Journal of Clinical Nutrition (2008;87(2):445-8).
 

Publié par philippe

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